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Héritage et transmission de patrimoine : comment s'adapter à la nouvelle génération d'investisseurs ?

Publié le 15 juillet 2025

Mise à jour le 3 avril 2026

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Par Souleymane-Jean Galadima, Issu d'une formation d'ingénieur, Souleymane a fait ses armes dans le financement de start-ups et d'opérateurs immobiliers, avant de rejoindre le fonds immobilier et de private-equity immobilier Mata Capital. Il est co-fondateur et CEO de Sapians.

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Un bouleversement sans précédent s’annonce dans l’univers de la gestion de patrimoine. D’ici 2048, plus de 84 000 milliards de dollars vont changer de mains à travers le monde. Ce transfert intergénérationnel de richesse est le plus important jamais enregistré. Il redéfinit les attentes, les comportements et les leviers de confiance au sein de la relation client-conseiller.

À l’ère de l’héritage numérique et des investissements alternatifs, une nouvelle génération d’investisseurs s’impose. Et pour les acteurs du wealth management, le compte à rebours a commencé.

Héritage : le début d’un nouveau cycle d'investisseurs

Longtemps perçu comme un événement ponctuel, l’héritage devient aujourd’hui un mouvement structurel, global et profond. Selon le World Wealth Report 2025 publié par Capgemini, ce sont principalement les générations X (37%), Y ou millennials (44%), et Z (14%) qui hériteront des actifs détenus par les baby-boomers.

Mais derrière ce transfert massif de richesse, un paradoxe émerge : 81% des héritiers HNWI envisagent de changer de conseiller dans les deux années suivant la réception de leur héritage.

Ce constat est sans appel. Il ne s’agit pas d’une remise en cause ponctuelle, mais d’une rupture générationnelle. Les raisons de ce désengagement ?

  • Un manque d’accès aux services digitaux (applications, interfaces web, réseaux sociaux) pour 46 % des répondants.
  • Une insatisfaction face à l’offre en investissements alternatifs, notamment dans des classes d’actifs plus innovantes comme le private equity ou les cryptomonnaies, pour 33 %.
  • Une absence de services à forte valeur ajoutée, tels que la planification successorale ou les conseils personnalisés, pour 25 %.

Ces données montrent que l’héritage n’est pas seulement un sujet financier. Il est aussi générationnel, culturel et technologique.


Quelles sont les attentes des nouvelles générations d'investisseurs ?

Les nouvelles générations d’investisseurs (souvent qualifiées de Next-gen HNWIs) n’ont plus les mêmes priorités que leurs aînés. Là où les baby-boomers privilégient la préservation du capital, leurs successeurs visent la croissance, la diversification et l’engagement.

Selon le rapport, 88% des relationship managers observent un appétit beaucoup plus marqué des jeunes générations pour les investissements alternatifs, dont les cryptomonnaies. Ces actifs, longtemps considérés comme marginaux ou spéculatifs, prennent une place centrale dans les stratégies de diversification patrimoniale des millennials et de la génération Z.

L’engouement pour les cryptomonnaies s’explique par plusieurs facteurs :

  • Une volonté de maîtriser son patrimoine dans un écosystème décentralisé.
  • Une quête de rendement dans un environnement d’investissement incertain.
  • Une sensibilité technologique qui rend ces actifs plus accessibles, compréhensibles, et parfois plus "naturels" que les produits bancaires classiques.

Repenser l’offre d'investissement : des actifs alternatifs à l’expérience utilisateur

Face à cette transformation, les acteurs traditionnels du conseil doivent se réinventer. L’accès aux investissements alternatifs (private equity, infrastructures, cryptomonnaies, club-deals, hedge funds) devient un critère différenciant, autant que la qualité du conseil ou la performance des portefeuilles.

Or, les chiffres sont éloquents : seulement 29% des établissements interrogés par Capgemini affirment avoir développé une offre spécifiquement pensée pour les Next-gen HNWIs. Le reste du marché tarde à s’adapter.

Chez Sapians, nous avons pris le parti de ne pas attendre que ces mutations deviennent critiques. Nous investissons dès aujourd’hui pour :

  • Mettre à disposition des investisseurs une expérience digitale fluide, sécurisée et intuitive, adaptée à leurs usages.
  • Offrir une exposition raisonnée et personnalisée aux investissements alternatifs, avec une vigilance accrue sur la résilience, la liquidité et le niveau de risque.
  • Accompagner la montée en puissance de l’héritage avec des solutions d’allocation intergénérationnelles, intégrant les enjeux successoraux, fiscaux et émotionnels.

Le conseiller, pivot humain dans un monde numérique

Dans cette transition, le rôle du conseiller reste fondamental. Il est l’interface entre la complexité des marchés et les attentes personnalisées des clients. Mais lui aussi doit être soutenu.

47% des conseillers expriment une insatisfaction vis-à-vis des outils digitaux mis à leur disposition. Pourtant, leur fidélisation est clé : 62% des clients suivraient leur conseiller en cas de changement de structure.

Chez Sapians, nous renforçons nos équipes de conseil, leur formation, leurs outils et leur autonomie. Parce que la technologie seule ne suffit pas. Ce sont les hommes et les femmes qui construisent la confiance.

 

L’héritage est un défi stratégique

Le plus grand transfert de patrimoine de l’histoire n’est pas un phénomène à venir. Il a déjà commencé. Et il va s’accélérer dans les années à venir.

Ce basculement oblige les acteurs du wealth management à changer de paradigme, en mettant au cœur de leur stratégie :

  • L’héritage comme levier de fidélisation.
  • Les générations émergentes comme cible stratégique.
  • Les investissements alternatifs comme outils de différenciation.
  • Les cryptomonnaies comme classe d’actifs à part entière.

Sapians choisit d’embrasser cette transformation. Pour que chaque investisseur, quel que soit son âge ou son patrimoine, trouve une réponse adaptée à ses attentes, à ses ambitions, et à son temps.

En résumé

Réponse rapide : Héritage et transmission de patrimoine : comment s'adapter à la nouvelle génération d'investisseurs ?. Ce sujet montre comment articuler protection des proches, anticipation successorale et fiscalité sans perdre de vue l’équilibre familial.

  • Le bon outil dépend d’abord de l’objectif recherché : protéger un conjoint, transmettre progressivement ou organiser la détention d’un actif.
  • Les effets civils et fiscaux doivent être appréciés ensemble, car une solution efficace sur le papier peut créer des déséquilibres dans la durée.
  • Une stratégie de transmission pertinente se construit avec le reste du patrimoine, la liquidité disponible et le calendrier familial.

Chez Sapians, nous structurons les stratégies de transmission avec une vision d’ensemble, chiffrée et lisible pour la famille.

Questions fréquentes

À quoi sert vraiment une stratégie de transmission ?

Elle permet d’organiser la circulation des actifs avant le décès, de protéger les proches et de limiter les conflits ou blocages futurs. L’enjeu n’est pas seulement fiscal : il est aussi civil et familial.

Faut-il privilégier donation, assurance vie ou démembrement ?

Aucun outil n’est supérieur dans l’absolu. Le bon choix dépend de la nature des biens, de l’âge du donateur, des objectifs de protection et du niveau de contrôle que l’on souhaite conserver.

Quand faut-il commencer à préparer sa succession ?

Le plus tôt possible, surtout lorsqu’il existe un patrimoine immobilier, une entreprise ou des enjeux d’équilibre entre héritiers. Anticiper laisse davantage de marges de manœuvre.

Quels sont les points de vigilance avant de transmettre ?

Il faut regarder ensemble la réserve héréditaire, la liquidité disponible, la fiscalité future, la gouvernance des actifs transmis et l’impact concret sur les proches.

L'approche Sapians

Préparer une transmission efficace suppose de raisonner à la fois protection, équité et lisibilité dans le temps.

  1. Cartographier la situation familiale : identifier les actifs, les bénéficiaires, les contraintes civiles et les équilibres à préserver.
  2. Comparer les outils : mettre en regard donation, démembrement, assurance vie, clauses matrimoniales ou pactes adaptés à votre cas.
  3. Mesurer les impacts : simuler les effets fiscaux, civils et successoraux avant de décider.
  4. Coordonner l’exécution : travailler avec les bons conseils pour sécuriser les actes, le calendrier et le suivi.

Chaque recommandation est mise en perspective avec votre horizon, votre niveau de risque, votre besoin de liquidité et les autres briques déjà présentes dans votre patrimoine.

 

 

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