Afin d’accélérer leur développement, certaines entreprises n’hésitent pas à ouvrir leur capital à de nouveaux actionnaires, qu’elles soient cotées en Bourse ou non. Quelles opérations privilégier ? Quels supports d’investissement utiliser ? Nos conseils aux particuliers désireux de viser une meilleure performance de leur investissement, tout en finançant l’économie réelle.
Le point commun entre le spécialiste des énergies renouvelables Neoen, l’expert mondial des spécialités électriques et des matériaux avancés pour les industries high-tech Mersen, le champion français des services numériques de proximité auprès des PME, ETI et collectivités Koesio, ou encore la start-up conceptrice d’ordinateurs quantiques Quandela ? Affichant des stades de maturité différents, toutes ces entreprises ont procédé, dans le courant de cette année 2023, à une augmentation de capital.
L’importance des fonds propres
Dans la vie d’une entreprise, de telles opérations sont clés. Tandis que les financements en dette, qui doivent être remboursés aux prêteurs moyennant le paiement d’intérêts, viennent grever une partie des bénéfices et, ainsi, réduire l’enveloppe de liquidités susceptibles d’être allouées à des investissements stratégiques, ceux en fonds propres s’accompagnent en effet d’une série d’avantages précieux :
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non assortis d’échéances de remboursement, ils permettent de préserver la trésorerie ;
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venant renforcer le haut du bilan, et par-là même les ratios financiers (gearing, levier d’endettement, etc.), ils génèrent un effet de levier auprès des prêteurs en dette (banquiers, investisseurs institutionnels, institutions publiques comme Bpifrance…), plus enclins à accorder de nouvelles lignes de crédit ;
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ils peuvent aussi contribuer à structurer la gouvernance, via l’arrivée de nouveaux actionnaires aux compétences complémentaires à celles des investisseurs du tour de table existant.
En contrepartie de ces avantages, ils entraînent néanmoins pour les dirigeants actionnaires existants une dilution de leur participation et un partage de la gouvernance.
Comment les entreprises peuvent renforcer leur bilan
Pour renforcer leurs fonds propres, les entreprises disposent de plusieurs solutions. Outre la réinjection au capital d’une partie des bénéfices engrangés au fil des exercices, elles peuvent recourir à des instruments dits de quasi fonds-propres, comme par exemple des titres hybrides, des obligations convertibles en actions (OCA), des obligations à bon de souscription en actions (OBSA), des prêts participatifs ou encore des produits financiers subordonnés, courants dans l’industrie du capital-investissement (dette mezzanine, dette PIK…).
La voie principale consiste toutefois à lever de véritables capitaux propres sur un plan comptable, via l’émission d’actions nouvelles. Pour ce faire, l’entreprise doit alors recourir à une augmentation de capital, qui doit au préalable avoir été validée par les actionnaires existants dans le cadre d’une assemblée générale extraordinaire. Les modalités de l’opération dépendront non seulement de son statut (cotées en Bourse ou non), mais aussi de ses intentions.
- Pour les entreprises cotées en Bourse, les augmentations de capital peuvent prendre différentes formes : comme le détaille l’Autorité des marchés financiers (AMF), elles peuvent être réservées à certains investisseurs ou aux salariés, être réalisées via l’octroi aux actionnaires existants de droits préférentiels de souscription (DPS) ou avec suppression des DPS.
- En ce qui concerne les entreprises non cotées, elles peuvent décider de se tourner soit vers leurs actionnaires existants, soit vers de nouveaux, qu’il s’agisse de salariés, d’investisseurs qualifiés (business angels, fonds de capital-investissement) ou d’investisseurs particuliers, par exemple via une plateforme de financement participatif (crowdfunding).
Des risques pour les investisseurs…
Pour l’investisseur particulier, la souscription de titres de capital, qu’elle se fasse dans le cadre d’opérations primaires – c’est-à-dire lors de l’émission de nouvelles actions – ou d’opérations secondaires – c’est-à-dire via le rachat d’actions existantes auprès d’actionnaires qui souhaitent céder tout ou partie de leur participation – l’expose certes à des risques.
Pour l’essentiel, ces derniers peuvent se matérialiser par une dilution de la participation au capital en cas de levées de fonds futures et, surtout, par la perte partielle ou intégrale de son placement en fonction de l’évolution des performances financières de l’entreprise concernée d’une part, et de la volatilité provoquée par l’environnement de marché d’autre part.
Certains produits investis dans un panel d’actions, comme des fonds de type OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) pour les marchés cotés ou des FCPR (fonds commun de placement à risque) ou SLP (société de libre partenariat) pour les marchés non cotés permettent toutefois de limiter ce deuxième écueil via leur pouvoir de diversification.
Les Exchange Traded Funds (ETF), aussi appelés trackers, cherchent quant à eux à répliquer les performances d’un portefeuille de valeurs et, comme le MSCI World, peuvent offrir une exposition mondiale sur près de 1700 sociétés et 23 pays différents.
… mais aussi de réels atouts
Mais, en contrepartie, cette stratégie de placement en actions peut se révéler intéressante à plusieurs titres, en :
- venant offrir une diversification de l’épargne financière ;
- boostant la rémunération de cette dernière. De fait, dans l’univers coté, l’indice CAC 40 affiche une performance annuelle de 10,4%. Dans l’univers non coté, où la performance se mesure différemment compte tenu du mode de rémunération des fonds de capital-investissement (remontée de dividende, maximisation du prix de sortie par rapport au prix acquitté au moment de l’entrée au capital), la performance annuelle nette sur une décennie se monte à 14,2 %;
- permettant d’être exposé à des valeurs de croissance, susceptibles de générer une belle plus-value à la revente, et des entreprises performantes qui distribuent chaque année à leurs actionnaires d’attrayants dividendes.
Bien entendu, la balance risques/bénéfices ne sera pas la même selon que les actions souscrites soient émises par une entreprise cotée ou non.
- Actions cotées : plus ou moins liquides selon le marché boursier sur lequel elles sont cotées et selon le profil de l’émetteur, mais assorties d’une liquidité maximale, elles permettent aux investisseurs de vendre leurs titres le plus souvent assez facilement. Elles offrent aussi de la transparence sur l’évolution de la valorisation et, point important, sur les performances commerciales et financières de la société ;
- Actions non cotées : celles-ci étant peu, voire pas, liquides, l’investisseur disposera de marges de manœuvre de manœuvre réduites s’il souhaite se désengager du capital de l’entreprise concernée. L’accès à l’information financière est également plus limité. En contrepartie, le rendement cible de l’investissement est souvent plus élevé.
La marche à suivre
Comme esquissé précédemment, l’épargnant peut investir dans un ou plusieurs entreprises de diverses manières.
- Dans la sphère du non coté, ou private equity, l’investisseur peut devenir actionnaire en direct ou via sa holding d’investissement d’une entreprise. L’investissement dans des entreprises non cotées peut également s’effectuer indirectement, à travers l’achat de parts de véhicules gérés par des investisseurs professionnels. Pouvant offrir une fiscalité avantageuse à la sortie, ces véhicules prennent notamment la forme de Fonds communs de placement à risques (FCPR), de Sociétés de libre partenariat (SPL) ou encore de Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI). Dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, l’épargnant peut enfin souscrire des Unités de compte (UC) investies dans des participations non cotées, de plus en plus nombreuses.
- Sur les marchés financiers, l’épargnant particulier dispose également d’une pluralité de solutions pour investir dans une entreprise cotée en Bourse. Via son compte-titre, son PEA ou PEA-PME, il peut facilement souscrire en direct, via un intermédiaire financier, des actions. De façon indirecte, il peut aussi acheter des parts de fonds de type OPCVM. Il peut enfin se positionner sur des instruments financiers synthétiques de type trackers (ETF), en sachant que l’argent investi ne sera pas injecté au capital d’entreprises et visera seulement à répliquer la performance d’un panel d’actions définies.
Dans le maquis actuel de solutions proposées aux investisseurs particuliers, le plus dur reste encore de faire les bons choix, en se tournant vers les produits les moins risqués et les plus performants.
Un partenaire de choix
Joint-venture entre iVesta, le leader des Family Offices pour les entrepreneurs, et Mata Capital IS, plateforme d’investissement 100 % digitale pour les investisseurs particuliers et professionnels, Sapians est le partenaire idéal pour vous accompagner dans la mise en œuvre de votre stratégie financière, quel que soit votre niveau d’expertise.
Nos équipes vous accompagneront pour définir, gratuitement, votre stratégie patrimoniale, avant de vous proposer les solutions qui vous correspondent le mieux.
En matière de placements en actions, nous avons sélectionné les meilleurs produits sur la place, vous permettant d’investir tant sur les marchés financiers que dans le private equity. Ne tardez donc pas à passer à… l’action !
En résumé
Réponse rapide : Le mode d'emploi 2025 pour investir dans une entreprise Le private equity peut améliorer le couple rendement/ diversification d’un patrimoine, mais il suppose d’accepter l’illiquidité, la dispersion de performance et un horizon long.
- La sélection du gérant, de la stratégie et du millésime pèse davantage que le storytelling commercial du fonds.
- L’allocation doit rester proportionnée au patrimoine global et à la capacité d’immobiliser du capital plusieurs années.
- Les perspectives de performance ne constituent jamais une garantie et doivent être lues avec prudence, après frais et selon différents scénarios.
Chez Sapians, nous sélectionnons les stratégies non cotées avec une approche exigeante sur les gérants, la construction de portefeuille et le calibrage du risque.
Questions fréquentes
Le private equity convient-il à tous les investisseurs ?
Non. Il suppose d’accepter une durée longue, une faible liquidité et un risque de perte en capital qui doivent rester compatibles avec le patrimoine global.
Quels critères comptent le plus dans la sélection d’un fonds ?
La qualité de l’équipe, la stratégie, le track-record, la discipline de déploiement, les frais et la capacité du gérant à traverser différents cycles.
Peut-on se fier aux performances passées ?
Elles donnent des indications, mais ne constituent jamais une garantie. Elles doivent être interprétées après frais et avec une analyse du contexte de marché.
Quelle place donner au non coté dans une allocation ?
Une place mesurée et adaptée à la capacité d’immobiliser du capital pendant plusieurs années, sans fragiliser la liquidité du patrimoine.
L'approche Sapians
Le non coté se construit avec méthode et diversification.
- Calibrer la poche : déterminer la part du patrimoine réellement immobilisable sur longue durée.
- Sélectionner les stratégies : arbitrer entre buyout, growth, venture, secondaire ou fonds de fonds selon les objectifs.
- Analyser les gérants : étudier l’équipe, le track-record, la discipline d’investissement et la structure des frais.
- Suivre les engagements : piloter appels de fonds, distributions et exposition globale millésime par millésime.
Chaque recommandation repose sur une analyse de votre situation, de vos contraintes de liquidité, de votre horizon et du risque réellement acceptable.
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