Fonds Professionnels de Capital Investissement fiscal :
Le FPCI fiscal est une catégorie de Fonds Professionnels de Capital Investissement qui permet de bénéficier, sous conditions, d’une exonération d’impôt sur les plus-values. Avec le FPCI fiscal, les investisseurs souhaitant placer au moins 100 000 euros disposent d’une solution d’investissement à haut potentiel de rendement à la fiscalité avantageuse. Tour d’horizon du Fonds Professionnel de Capital Investissement fiscal.
Les informations contenues dans cet article ont une vocation informative uniquement et ne sauraient être considérées comme un conseil fiscal. Nous invitons les lecteurs à nous contacter directement et/ou solliciter l’avis d’un avocat fiscaliste avant toute action.
Qu’est-ce qu’un FPCI fiscal ?
Pour bien comprendre ce qu’est un FPCI fiscal, revenons tout d’abord sur la définition du FPCI. Le FPCI est un Fonds Professionnel de Capital Investissement, un véhicule de placement permettant d’investir en private equity.
Les caractéristiques essentielles d’un FPCI sont les suivantes :
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Au moins la moitié des investissements du fonds concernent des entreprises non cotées.
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Le ticket d’entrée minimum est de 100 000 €, l’investissement est réservé à des investisseurs professionnels ou assimilés — nous y revenons plus loin.
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Les fonds sont déclarés auprès de l’AMF mais ne font pas l’objet d’une procédure d’agrément, ce qui permet à la société de gestion du fonds d’avoir plus de liberté dans la mise en place de ses stratégies d’investissement.
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La commercialisation des parts du fonds ne peut faire l’objet d’aucune publicité : vous ne pouvez souscrire à un FPCI que par l’intermédiaire d’un conseiller professionnel tel Sapians.
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Les fonds investis dans un FPCI sont bloqués jusqu’à la dissolution du fonds, soit généralement entre 5 et 10 ans.
Un FPCI est dit “fiscal” ou “non fiscal”. Pour entrer dans la catégorie des FPCI fiscaux, le fonds doit avoir au moins 50% de son actif composé de titres de sociétés non cotées européennes.
Plus précisément, l’article 163 quinquies B indique que les FPCI doivent investir dans “des sociétés ayant leur siège dans un Etat membre de l'Union européenne, ou dans un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscale”.
Actuellement, l’ensemble des pays membres de l’Espace Économique Européen (EEE) répondent à cette condition. Un FPCI est ainsi “fiscal” s’il investit la moitié de ses capitaux dans des PME et ETI établies dans l’un des 27 pays de l’UE, en Islande, au Liechtenstein ou en Norvège.
Le quota d’investissement de 50% dans des sociétés européennes comprend les titres de capital de sociétés non cotées, mais aussi, dans la limite de 20% de l’actif total du fonds :
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les titres de capital de sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 150 millions d'euros ;
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les titres de créances de sociétés non cotées.
La réglementation limite la zone géographique dans laquelle la majorité des investissements d’un FPCI fiscal doit être effectuée, mais n’impose aucune restriction sur les secteurs d’activités des sociétés dans lesquelles les fonds peuvent investir. Un FPCI fiscal peut investir dans tout secteur économique de croissance : infrastructures et immobilier, technologie, santé, agroalimentaire, etc.
Dans la pratique, sans que cela ne soit conditionné par la législation mais naturellement imposé par les conditions d’obtention de l’avantage fiscal (plus de détails ci-dessous), les FPCI sont des fonds de capitalisation. Les produits des investissements perçus par le FPCI ne sont pas distribués aux porteurs de parts, mais directement réinvestis dans le fonds en vue d’augmenter la performance finale. Pour l’investisseur, le retour sur investissement n’est attendu qu’au moment de la dissolution du fonds.
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Quelle est la fiscalité du FPCI fiscal ?
Si vous optez pour un FPCI fiscal, votre investissement bénéficiera d’une imposition réduite sur les plus-values. En revanche, la souscription à un FPCI fiscal n’ouvre pas droit à une réduction d’impôt, comme c’est le cas pour les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation).
En investissant directement à votre nom dans un FPCI fiscal, les plus-values réalisées profitent d’une exonération totale d’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux, au taux de 18,6 % depuis la LFSS 2026, restent toutefois dus.
Si vous investissez dans un FPCI fiscal en tant que personne morale, l’IS sera réduit au taux de 15%.
L’octroi de l’avantage fiscal est soumis à trois conditions :
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Les parts du FPCI fiscal doivent être conservées pendant au moins 5 ans.
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Les dividendes doivent être réinvestis dans le fonds, ce qui est nécessairement le cas dans un fonds de capitalisation.
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Vous, votre conjoint, vos parents et vos enfants, ne devez pas détenir ensemble plus de 10% des parts du FPCI ou 25% des titres des sociétés en portefeuille.
Bon à savoir : Certains FPCI peuvent être intégrés dans une enveloppe fiscale. Si vous envisagez d’investir dans un FPCI non fiscal, cette solution permet de bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse que celle appliquée de droit aux valeurs mobilières.
Pourquoi choisir d’investir dans un FPCI fiscal ?
L’exonération d’impôt sur les plus-values rend la fiscalité du Fonds Professionnel de Capital Investissement fiscal particulièrement attractive, mais là n’est pas son seul intérêt.
1. Un potentiel de rendement élevé
Le capital-investissement vise un objectif de rendement élevé, en contrepartie d’un risque de perte en capital et d’une immobilisation longue. Selon l’étude France Invest sur la performance nette du capital-investissement français, le taux de rendement annuel moyen ressortait à 12,2 %* sur la période 2007-2021, contre 5,1 % pour le CAC 40*. Il s’agit d’une performance passée constatée sur un indice de place : tout rendement annoncé par un fonds est un objectif de gestion, jamais une garantie.
*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
2. Une valorisation décorrélée du rythme des marchés cotés
L’investissement dans les PME et ETI non cotées n’est pas valorisé en continu : la valeur liquidative est établie à un rythme trimestriel ou semestriel, ce qui lisse mécaniquement les variations affichées. Ce lissage est un artefact de la fréquence de valorisation, et non une protection : le non coté n’est pas moins risqué que le coté. Le capital n’est pas garanti, la valeur réelle des participations évolue bien avec l’économie, et l’illiquidité s’ajoute au risque puisque les sommes sont bloquées jusqu’à la dissolution du fonds.
3. Une offre diversifiée
La stratégie d’investissement d’un FPCI peut être orientée vers un secteur économique (infrastructures, immobilier, technologie, santé, alimentation, etc.) ou vers des opérations de capital investissement spécifiques (capital risque, capital développement, capital transmission, capital retournement).
Cette offre riche et variée permet tant de répondre à un besoin de diversification de son patrimoine, qu’à la volonté de donner du sens à son investissement, en participant au financement d’un secteur d’activité auquel vous tenez ou à la mise en œuvre d’opérations capitales dans la vie d’une entreprise.
Certains FPCI à impact investissent dans une activité économique contribuant à un objectif environnemental et/ou social et sont catégorisés article 9 dans la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation).
4. Dilution du risque grâce à la mutualisation des apports
La diversité des prises de participation, possible grâce à la mise en commun des apports des investisseurs, permet de réduire le risque de concentration : la difficulté de l’une des sociétés du portefeuille pèse moins lourd que si l’investissement avait porté sur une seule participation. Le risque de perte en capital, lui, demeure. Un investisseur seul n’aurait pu accéder à un portefeuille de participations aussi diversifié.
Les solutions sont donc variées et peuvent être adaptées à la plupart des objectifs patrimoniaux. Pour en savoir plus sur les opportunités d'investissement, nous vous invitons à contacter un conseiller Sapians.
Qui peut investir dans un FPCI fiscal ?
Le FPCI fiscal n’est pas un investissement ouvert à tous les investisseurs. En effet, la législation ne permet l’accès à ce placement qu’aux investisseurs :
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professionnels, aussi qualifiés d’investisseurs avertis, disposant d’une expérience professionnelle et de connaissances avérées en matière d’investissement,
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assimilés professionnels, soit les personnes physiques ou morales en mesure d’investir 100 000 euros minimum.
Comment investir dans un FPCI fiscal ?
Réservé à des investisseurs qualifiés, et ne pouvant faire l’objet d’aucune publicité lors de leur phase de commercialisation, l’investissement dans un FPCI fiscal ne peut se faire que par l’intermédiaire d’un conseiller professionnel.
Si cette limite d’accès peut, de prime abord, sembler être une contrainte, c’est en réalité une sécurité pour l’investisseur.
Rappelons que les Fonds Professionnels de Capital Investissement ne nécessitent pas d’agrément de l’AMF, et offrent ainsi une plus grande souplesse de gestion à leurs administrateurs. Cette liberté doit permettre d’accroître la performance du fonds, mais peut aussi conduire à d’importantes pertes.
La stratégie d’investissement pourrait par exemple être défaillante ou trop risquée, l’équipe de gestion peu expérimentée, ou les clauses du règlement du fonds désavantageuses pour les investisseurs…
De nombreux paramètres doivent être analysés avant d’envisager la souscription dans un FPCI, un professionnel habitué à ce type d’investissement doit vous permettre d’y voir plus clair.
Chez Sapians, nous effectuons une due-diligence complète de chaque fonds que nous référençons afin que le ratio risque/rentabilité soit le plus favorable possible pour nos investisseurs. Vous ne retrouverez ainsi sur notre plateforme que des FPCI administrés par des sociétés de gestion dont nous avons examiné l’historique de gestion et les procédures. Cet examen ne préjuge en rien des performances futures.
Vous disposez également d’un accès immédiat à l’ensemble des documents juridiques et réglementaires des fonds afin que vous puissiez retrouver toutes les informations dont vous avez besoin pour faire un choix éclairé.
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En résumé
Un FPCI n’est « fiscal » qu’à raison de la composition de son actif, et l’avantage qui en découle n’est acquis que si trois conditions sont tenues jusqu’au bout. C’est ce couple, qualification du fonds et respect des conditions, qui détermine la fiscalité réellement supportée.
- Un FPCI est « fiscal » lorsque au moins 50 % de son actif est composé de titres de sociétés non cotées ayant leur siège dans l’Union européenne ou dans l’Espace économique européen (article 163 quinquies B du CGI).
- L’avantage porte sur l’impôt sur le revenu uniquement : les plus-values sont exonérées d’IR pour les personnes physiques, mais les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus depuis la LFSS 2026. Pour une personne morale, l’impôt sur les sociétés est ramené à 15 %.
- Trois conditions cumulatives : conserver les parts au moins 5 ans, réinvestir les revenus dans le fonds, et ne pas détenir, avec son conjoint, ses parents et ses enfants, plus de 10 % des parts du fonds ni 25 % des titres des sociétés du portefeuille.
- Aucune réduction d’impôt à l’entrée, contrairement aux FCPI : l’avantage se matérialise à la sortie, sur les plus-values.
- L’accès est réservé aux investisseurs professionnels et assimilés, avec un ticket d’entrée de 100 000 €, et la souscription passe nécessairement par un conseiller professionnel, le fonds ne pouvant faire l’objet d’aucune publicité.
- Les capitaux sont immobilisés jusqu’à la dissolution du fonds, soit généralement 5 à 10 ans. Le FPCI n’étant pas agréé par l’AMF, la qualité de la société de gestion et le règlement du fonds méritent un examen attentif.
Chez Sapians, nous examinons la documentation juridique et la stratégie de chaque FPCI avant de le référencer, et nous vérifions que sa durée d’immobilisation est compatible avec vos besoins de liquidité. Le capital n’est pas garanti et les objectifs de rendement affichés restent des objectifs de gestion.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un FPCI fiscal et un FPCI non fiscal ?
Elle tient à la composition de l’actif. Le FPCI fiscal investit au moins 50 % de son actif en titres de sociétés non cotées européennes, ce qui ouvre l’exonération d’impôt sur le revenu sur les plus-values, sous conditions. Le FPCI non fiscal relève du droit commun des valeurs mobilières : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % ou barème progressif sur option.
Les prélèvements sociaux sont-ils exonérés eux aussi ?
Non. L’exonération ne porte que sur l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus au taux de 18,6 % depuis la LFSS 2026, même lorsque les trois conditions du régime sont intégralement respectées.
Que se passe-t-il si je revends mes parts avant 5 ans ?
L’exonération d’impôt sur le revenu est perdue et les plus-values relèvent du régime de droit commun. En pratique, la question se pose rarement : les sommes investies dans un FPCI sont bloquées jusqu’à la dissolution du fonds, dont la durée de vie dépasse généralement 5 ans.
Qui peut souscrire à un FPCI fiscal ?
Les investisseurs professionnels, c’est-à-dire disposant d’une expérience et de connaissances avérées en matière d’investissement, et les investisseurs assimilés professionnels, soit les personnes physiques ou morales en mesure d’investir au moins 100 000 €. La commercialisation ne pouvant faire l’objet d’aucune publicité, la souscription passe par un conseiller professionnel.
Un FPCI est-il éligible au remploi en apport-cession ?
Certains FPCI le sont, dès lors qu’ils respectent les quotas exigés par l’article 150-0 B ter. Ils peuvent alors être retenus au titre du quota de remploi de 70 % applicable aux cessions réalisées à compter du 21 février 2026. L’éligibilité s’apprécie fonds par fonds : elle doit être vérifiée dans la documentation avant toute souscription.
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