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Comment fonctionne l'assurance vie française ?

Publié le 9 novembre 2023

Mise à jour le 3 avril 2026

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Par Pierre-Marie de Forville, Diplômé en droit et en finance, Pierre-Marie a fait ses classes au sein du family-office d'Aforge, devenu Degroof, avant de développer son expertise du marché entrepreneurial avec la banque Leonardo. Attentif à l’évolution des besoins des entrepreneurs « première génération », il crée iVESTA en 2016.

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Placement comptant parmi les préférés des Français, l'assurance vie est un produit d'épargne avantageux à plus d'un titre. Un outil financier permettant de constituer une épargne à moyen et long terme. Mais l'assurance vie donne par ailleurs la possibilité de servir d'autres objectifs, patrimoniaux et successoraux entre autres.

Savez-vous comment fonctionne l'assurance vie ? Quels sont les différents types de contrats que vous pouvez souscrire ? Sapians vous explique ce que vous devez savoir sur le sujet. 

Le principe de fonctionnement de l'assurance vie 

L'assurance vie est un placement financier donnant la possibilité au souscripteur d'épargner. Il s'agit d'un contrat par lequel l'assureur s'engage à verser un capital ou une rente au souscripteur en contrepartie du versement de primes de la part de ce dernier. 

Cette définition stricto sensu de l'assurance vie ne reflète toutefois pas tout son intérêt dans une optique de création d'épargne. C'est d'ailleurs avant tout dans cette optique que les Français souscrivent des contrats d'assurance vie. L'objectif de ce placement étant en effet de constituer une épargne à moyen et long terme. 

Les différentes parties prenantes au contrat d'assurance vie  

Pour comprendre comment fonctionne l'assurance vie, il s'avère nécessaire de passer en revue les parties prenantes au contrat. Il y en a plusieurs : 

  • l'assureur
  • le souscripteur
  • le(s) bénéficiaire(s)

Un contrat d'assurance vie donne ainsi la possibilité au souscripteur - l'assuré la plupart du temps - de constituer une épargne auprès d'un organisme, d'un établissement financier. Celui-ci s'engage à permettre de générer une plus-value cible de même qu'à reverser cette épargne soit sous la forme d'une rente mensuelle ou sous forme d'un capital - versé en une seule fois. 

Si l'assurance vie sert à constituer une épargne en vue par exemple de compléter ses revenus lors de la prise de retraite notamment, ce contrat permet par ailleurs de protéger des proches. C'est en effet le cas lorsque le souscripteur désigne comme bénéficiaire un(e) conjoint(e) ou ses enfants. Lorsqu'un événement spécifié au contrat intervient, tel que le décès du souscripteur, les bénéficiaires perçoivent le capital et la plus-value éventuelle prévus au contrat.

 

L'ouverture et la gestion d'une assurance-vie

Un contrat d'assurance vie n'a pas de durée légale, la fin intervient lors du décès de l'assuré sauf rachat anticipé du contrat ; vous pouvez ainsi librement en déterminer la durée.

Lors de l'ouverture d’un contrat d’assurance-vie, un versement initial s'effectue, par chèque, virement ou prélèvement. Puis, vous avez la possibilité d'alimenter régulièrement ce placement, de façon ponctuelle ou planifiée. 

La création d'un assurance-vie engendre par ailleurs des frais, exprimés en pourcentage, de différentes sortes : 

  • les frais d'entrée, à la signature, négociables et à 0% chez Sapians
  • les frais prélevés à chaque versement, négociables et à 0% chez Sapians
  • les frais de gestion
  • les frais d'arbitrage, en cas de transferts d'un fonds à un autre , négociables et à 0% chez Sapians

Téléchargez notre guide pour comprendre et négocier les frais de ses placements

La gestion d'une assurance-vie

De manière usuelle, il existe trois modes de gestion sur un contrat d'assurance-vie :

  • la gestion libre, vous  décidez vous-même la façon dont vous faites fructifier votre épargne via différents supports
  • la gestion pilotée qui vous donne la possibilité de bénéficier des conseils et de l'expertise d'un conseiller en gestion de patrimoine
  • la gestion sous mandat; qui prévoit dans ce cas que la gestion de votre contrat soit entièrement déléguée

Les différents supports d'assurance-vie

Un avantage non négligeable d'un contrat d'assurance-vie réside dans le choix du type de support. 

Fonds en euros, unités de compte ou encore fonds euro-croissance... Le souscripteur bénéficie d'une palette large en type de contrat, aux caractéristiques et au potentiel de rendement différents. Une variété qui permet d'adapter ce produit d'épargne au profil du souscripteur. 

 

L'assurance-vie : les fonds euros 

Les contrats d'assurance-vie du type fonds en euros représentent à ce jour la part la plus importante du marché. Ils présentent comme intérêt de garantir le capital, mais affichent en revanche un faible pour ne pas dire très faible rendement. Plus de 70% des encours sont actuellement des fonds en euros, et pour autant le rendement moyen de 1,9% en 2022 est loin d'être satisfaisant. L'inflation effaçant totalement les gains générés.

Les contrats d'assurance-vie du type fonds en euros sont essentiellement constitués d'actifs obligataires. Sécurisés, ils sont donc peu rémunérateurs.

 

Les contrats en unités de compte

Les contrats dits en unités de compte affichent un potentiel de rendement bien plus élevé que les fonds en euros, mais sans garantir le capital. Ce type de contrat fonctionne selon le principe du couple rendement/risque selon lequel un rendement potentiellement élevé est à la clé en contrepartie d'une prise de risque de la part du souscripteur.

Une assurance-vie en unités de comptes (UC) donne la possibilité d'investir dans plusieurs classes d'actifs, comme les actions, les obligations de même que des supports spécialisés en private-equity ou immobilier. ETF, FCPR, OPCVM, OPCI, SCI, SCPI... Les contrats en unités de compte permettent d’investir sur de nombreux supports au potentiel de rendement conséquent. 

Les contrats fonds euro-croissance

Ce nouveau type de contrat permet de jouer sur deux tableaux : sécurité et rendement. La garantie partielle du capital donne la possibilité de le protéger et les placements effectués ouvrent sur une performance au potentiel attractif. 

 

Comment récupérer les sommes placées sur une assurance vie ? 

L'épargne constituée sur un contrat d'assurance-vie demeure disponible à tout moment, même si d'un point de vue de la fiscalité, il est recommandé d'attendre une première période de 8 années. Pour autant donc, le souscripteur a la possibilité de retirer les sommes investies de trois façons  : 

  • le rachat partiel
  • le rachat partiel programmé, qui donne la possibilité de planifier à l'avance les versements de son contrat sur son compte bancaire
  • le rachat total qui entraîne la fermeture du contrat d’assurance-vie

 

Quel type d'assurance-vie choisir ? Le rôle du CGP

Le rôle du conseiller en gestion de patrimoine (CGP) est essentiel pour accompagner ses clients sur le bon contrat d'assurance-vie, à savoir celui qui leur correspond le mieux. En effet, en fonction de leur profil d'investisseur, présentant une appétence plus ou moins importante à la prise de risque, et en fonction également de leurs objectifs, le CGP oriente ses clients vers le ou les supports adaptés. 

Par ailleurs, diversifier les supports d'investissements compte parmi les stratégies gagnantes. Un contrat d'assurance vie multi-support donne en effet la possibilité de loger actions en direct, OPCVM, SCPI, ETF, FCPR au côté de fonds euros. 

Enfin, la fiscalité de l'assurance vie est un aspect à prendre en considération. Sur ce point également, être accompagné par un CGP permet de l'optimiser. Elle s'avère avantageuse passée une période de 8 années. Pour autant, chaque situation est unique. En fonction des besoins en liquidités ou en capital de l'assuré, une stratégie différente peut être appliquée. La date du contrat, l'âge du souscripteur ou encore ses revenus entrent en ligne de compte dans la fiscalité de l'assurance-vie, qui demeure toutefois avantageuse. Autant de spécificités à prendre en considération, autant d'éléments que maîtrise un conseiller en gestion de patrimoine.  

L'assurance-vie repose donc sur un fonctionnement relativement simple, ce qui plaide largement en faveur de ce produit d'épargne souple et liquide.

Reste que s'adjoindre les services d'un conseiller en gestion de patrimoine s'avère indispensable pour bénéficier d'un contrat sur mesure avec ses objectifs et son profil d'investisseur. 

En résumé

Réponse rapide : Comment fonctionne l'assurance vie française ?. Assurance vie, contrat luxembourgeois ou PER : ces enveloppes sont utiles si elles servent un objectif précis de placement, de transmission ou d’optimisation des flux.

  • Le choix de l’enveloppe doit tenir compte de la liquidité souhaitée, de la fiscalité à l’entrée et à la sortie, ainsi que des bénéficiaires visés.
  • La qualité des supports disponibles et des frais pèse autant que le cadre fiscal.
  • Une enveloppe pertinente s’intègre toujours à l’allocation globale et au calendrier de vie de l’investisseur.

Chez Sapians, nous sélectionnons les enveloppes et les supports en fonction de vos objectifs patrimoniaux réels, pas d’une logique standardisée.

Questions fréquentes

Pourquoi utiliser une enveloppe comme l’assurance vie ou le PER ?

Ces enveloppes permettent d’organiser l’investissement, la fiscalité et parfois la transmission, mais leur intérêt dépend du besoin réel et du bon choix de supports.

Le cadre fiscal suffit-il à choisir un contrat ?

Non. Les frais, l’univers d’investissement, la qualité de l’assureur et les clauses disponibles sont tout aussi importants.

Comment arbitrer entre liquidité et avantage fiscal ?

Il faut toujours regarder l’horizon de placement, les besoins de sortie et la fiscalité finale, pas seulement l’économie théorique à l’entrée.

Une enveloppe peut-elle remplacer une stratégie patrimoniale ?

Non. Elle n’est qu’un outil parmi d’autres et doit rester au service d’une allocation globale cohérente.

L'approche Sapians

Une enveloppe patrimoniale n’est utile que si elle sert un objectif clair de placement, de disponibilité ou de transmission.

  1. Clarifier l’usage recherché : déterminer si l’objectif principal est d’investir, transmettre, optimiser ou préparer des revenus futurs.
  2. Comparer les contrats : analyser frais, qualité des supports, options de gestion et souplesse juridique.
  3. Construire l’allocation interne : adapter les supports au profil de risque et à l’horizon de sortie.
  4. Piloter dans la durée : arbitrer les supports et la stratégie de versement en fonction de l’évolution du patrimoine.

Chaque recommandation est mise en perspective avec votre horizon, votre niveau de risque, votre besoin de liquidité et les autres briques déjà présentes dans votre patrimoine.

 

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