La crise sanitaire a démontré les limites du système de retraite actuel et les propositions suggérées : reculer l'âge de la retraite, réduire le montant des pensions de retraite, ne seront sans doute pas suffisantes pour assurer une bonne maîtrise des dépenses liées à la retraite.

Pour éviter les mauvaises surprises et préparer au mieux l’avenir, il est fortement recommandé aux actifs de souscrire une retraite complémentaire individuelle via un Plan Épargne Retraite (PER).

Voici 5 bonnes raisons de souscrire à un PER.

1. Ouvrir un PER pour se constituer une retraite complémentaire

Ouvrir un Plan Épargne Retraite (PER) permet de se constituer au cours de sa vie active une retraite complémentaire sur le long terme.

Il n'y a pas d'âge minimum pour souscrire, il est donc possible d'ouvrir un PER à n’importe quel moment de sa carrière que l’on soit actif, étudiant ou sans emploi.

Cette retraite complémentaire, disponible dès le premier jour de la retraite, pourra être perçue sous forme de rente viagère versée chaque mois, ou en sortie en capital, en une ou plusieurs fois. Ce choix est fait par le titulaire du PER au moment de son départ à la retraite.

2. Souscrire un PER pour réduire ses impôts

Chaque versement réalisé sur le Plan Épargne Retraite (PER) peut être déduit de son revenu imposable, entraînant une réduction du montant des impôts à régler chaque année.

Par exemple, avec un versement de 600 € chaque mois, le propriétaire d'un PER va déduire 7 200 € de ses revenus imposables, soit 600 € x 12. Si ces 7 200 € rentrent dans la tranche d’imposition sur le revenu à 41 %, ceci permet au souscripteur d’économiser 41 % x 7 200 € soit 2 952 €.

Ces versements sont soumis à un plafond annuel, mais il est possible de cumuler les plafonds non utilisés des années précédentes. Depuis la loi de finances pour 2026, ce report est porté de 3 à 5 ans, ce qui permet de rattraper une période plus longue de versements non consommés.

Attention toutefois : depuis la loi de finances pour 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. L’intérêt fiscal du PER se concentre donc sur la vie active et les années qui précèdent immédiatement la retraite.

À noter que si l’on réinvestit cette économie d’impôt et que cet argent travaille sur le long terme, le PER permet un effet de levier très puissant sur son épargne.  

3. Bénéficier d’un placement intéressant grâce au PER

Le PER permet d’investir dans des placements financiers divers, des plus dynamiques aux plus sécuritaires.

À l’ouverture du PER, le bénéficiaire devra choisir le mode de gestion :

  • Gestion pilotée par horizon : l’épargne sera investie et réarbitrée sur des supports sécuritaires au fur et à mesure de l'approche de la retraite. Au départ, l'argent est investi dans des produits plus rémunérateurs et donc plus risqués. À l'approche de la retraite, l'épargne sera réorientée de manière progressive vers des placements plus sécurisés et moins risqués.

  • Gestion libre : le choix des supports sera fait selon l'aversion au risque et la recherche de performance souhaitée. Ce mode de gestion permet des arbitrages plus pertinents qu'en gestion pilotée car ils seront faits en fonction du contexte économique et de marché et non en fonction de l'échéance de la retraite.

  • Gestion conseillée : un expert Sapians vous accompagnera tout au long du processus d’investissement afin de répondre à votre projet patrimonial, en fonction de votre profil de risque et des tendances des marchés.

Enfin, au moment de la retraite, le bénéficiaire du PER pourra continuer à alimenter son PER s’il souhaite continuer à le faire fructifier.

4. Protéger ses proches grâce au PER

Au décès du souscripteur, le PER est clôturé et intègre l’actif successoral. Ce dernier est alors transmis aux héritiers du défunt suivant les règles classiques de la succession. Deux subtilités font cependant du PER un bel outil d’optimisation successorale.

Étant marié, si vous avez désigné votre conjoint dans la clause bénéficiaire, les sommes présentes sur le plan lui seront transmises sans fiscalité. En effet, ce dernier étant exonéré de droits de succession, il n’aura rien à payer.

S’agissant d’un PER Assurance, si le titulaire décède avant 70 ans, le traitement fiscal de l’assurance-vie s’applique ; les sommes présentes sur le PER sont transmises sans fiscalité aux bénéficiaires désignés à l’ouverture (jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire).

Attention, ce dernier point n’est pas valable pour un PER bancaire. 

5. Épargner tout en souplesse via le PER

Le PER est un contrat souple où l'on peut verser des sommes librement.

Pour que la progression de l'épargne soit régulière il est recommandé d'opter pour des versements programmés mais grâce à la flexibilité du contrat, le bénéficiaire a la possibilité d'adapter ou de suspendre ses versements si ses ressources financières venaient à diminuer (perte d'emploi, faillite, ou autre). La reprise des versements pourra être faite une fois la stabilité financière retrouvée.

Les versements programmés permettent également de lisser son entrée sur les marchés financiers et de diminuer ainsi le risque d’investir avant un retournement de tendance. Enfin le PER offre la possibilité d’investir non seulement sur les marchés financiers mais également dans des fonds non cotés en private equity ou en immobilier pour les investisseurs en recherche de performance et de diversification, en gardant à l’esprit que ces supports immobilisent l’épargne et ne sont valorisés que quelques fois par an.

Le PER permet de se constituer un revenu complémentaire au cours de sa vie active qui sera disponible dès l'entrée en retraite.

N’hésitez pas à vous créer un compte sur Sapians ou solliciter nos conseillers pour découvrir les contrats disponibles à la souscription. Rapprochez-vous d'un professionnel Sapians afin d'être conseillé sur votre Plan d'Épargne Retraite et les solutions à souscrire.

 

En résumé

Le PER sert d’abord à préparer un revenu complémentaire pour la retraite, avec un avantage fiscal à l’entrée. Sa contrepartie est l’immobilisation de l’épargne jusqu’au départ en retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par la loi.

  • Aucun âge minimum pour ouvrir un PER : il est accessible aux actifs comme aux étudiants ou aux personnes sans emploi.
  • Les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite d’un plafond annuel ; pour un foyer dans la tranche à 41 %, 7 200 € versés représentent 2 952 € d’économie d’impôt.
  • Depuis la loi de finances pour 2026, les plafonds non consommés se reportent sur 5 ans au lieu de 3, et les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles.
  • Trois modes de gestion coexistent : pilotée par horizon, libre, ou conseillée avec un interlocuteur Sapians.
  • Sur un PER assurance, un décès avant 70 ans permet de transmettre jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire sans fiscalité ; cette règle ne s’applique pas au PER bancaire.
  • À la sortie, la fiscalité dépend de la nature des sommes : les gains sortis en capital supportent 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026, tandis que la part correspondant aux versements déduits est réintégrée au revenu imposable.

Chez Sapians, nous vérifions d’abord que le PER est le bon outil pour vous : le gain fiscal à l’entrée n’a de sens que s’il est mis en regard de votre taux d’imposition futur et de votre besoin de liquidité d’ici la retraite.

Questions fréquentes

Combien puis-je déduire chaque année ?

Le plafond dépend de vos revenus professionnels de l’année précédente, avec un minimum et un maximum fixés par référence au plafond annuel de la Sécurité sociale. Les plafonds que vous n’avez pas utilisés se reportent désormais sur cinq ans, contre trois auparavant, depuis la loi de finances pour 2026.

Le PER est-il encore intéressant après 70 ans ?

La déductibilité des versements a été supprimée au-delà de 70 ans par la loi de finances pour 2026. Un PER déjà constitué conserve en revanche son intérêt, notamment sur le volet transmission pour un PER assurance ouvert et alimenté avant cet âge.

Mon argent est-il bloqué jusqu’à la retraite ?

En principe oui, sauf dans les cas de déblocage anticipé prévus par la loi : achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint ou du partenaire de PACS, expiration des droits au chômage, surendettement, cessation d’activité non salariée après liquidation judiciaire. C’est la contrepartie directe de l’avantage fiscal à l’entrée.

Comment sont imposées les sommes à la sortie ?

Si vous avez déduit vos versements à l’entrée, le capital correspondant est réintégré à votre revenu imposable à la sortie, et les gains supportent les prélèvements sociaux, portés à 18,6 % par la LFSS 2026 pour les sorties en capital de PER. L’économie d’impôt réalisée pendant la vie active n’est donc pas définitivement acquise : elle n’est réellement gagnante que si votre taux marginal d’imposition est plus faible à la retraite qu’au moment des versements.