En tant que dirigeant d’entreprise : comment optimiser intelligemment votre rémunération en 2025 ? Que vous soyez gérant majoritaire, président de SAS, ou en train de créer votre structure, découvrez les meilleures options pour vous rémunérer efficacement :
'Just Tips' est la série signée Sapians pour aider les dirigeants à piloter leur stratégie patrimoniale comme des pros (fiscalité, transmission, investissements...)
Dans ce nouvel épisode, Etienne de Saint Germain, family-officer chez Sapians vous dévoile toutes les stratégies à connaître pour maximiser ce que vous gagnez en tant que gérant (SAS, SASU, SARL, EURL, EI) tout en maîtrisant votre fiscalité.
Au programme :
- Salaires ou dividendes : quelle solution choisir ?
- Holding : comment l’utiliser pour faire remonter les bénéfices à moindre coût
- Épargne salariale et épargne retraite : les dispositifs les plus puissants à mettre en place
- Avantages en nature : voiture, logement, frais… ce que vous pouvez optimiser légalement
- Et surtout : comment combiner intelligemment toutes ces options pour une stratégie sur mesure
Cet épisode existe aussi en version podcast ! Il est disponible sur vos plateformes d'écoute habituelles.
En résumé
Dans cet épisode, Etienne de Saint Germain passe en revue les leviers de rémunération d'un dirigeant, salaire, dividendes, holding, épargne salariale et retraite, avantages en nature, et explique pourquoi la réponse dépend d'abord du statut social et de l'horizon patrimonial, jamais d'une règle toute faite.
- Salaire : coûteux en charges, mais déductible du résultat imposable de la société et créateur de droits (retraite, prévoyance).
- Dividendes : prélevés après impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), puis soumis au PFU, 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026, soit 31,4 %. Ils n'ouvrent aucun droit social.
- Attention au statut : pour un gérant majoritaire de SARL ou d'EURL, la fraction de dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant est assujettie aux cotisations sociales des indépendants.
- Les leviers les moins fiscalisés sont souvent les moins spectaculaires : intéressement, participation et abondement sur un PEE ou un PERECO restent accessibles au dirigeant dans les entreprises de moins de 250 salariés, et le PER individuel reste déductible du revenu imposable.
Chez Sapians, nous raisonnons la rémunération du dirigeant comme un arbitrage de long terme entre revenu disponible, protection sociale et capacité à financer ses projets patrimoniaux, pas comme une course au taux le plus bas.
Questions fréquentes
Salaire ou dividendes : lequel coûte le moins cher ?
Aucun des deux dans l'absolu. Le salaire supporte des charges sociales élevées mais vient en déduction du bénéfice imposable de la société ; le dividende est versé après impôt sur les sociétés, puis taxé au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). La comparaison n'a de sens qu'en coût complet, du résultat de l'entreprise jusqu'au net dans la poche, et sur plusieurs exercices.
Le tout-dividende est-il une bonne idée ?
Rarement. Les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite ni à la prévoyance : un dirigeant qui se rémunère exclusivement ainsi valide peu ou pas de trimestres et se retrouve sans couverture en cas d'arrêt. Par ailleurs, une rémunération nulle affaiblit la capacité d'emprunt personnelle, souvent décisive pour bâtir un patrimoine immobilier en parallèle de l'entreprise.
Pourquoi le statut juridique change-t-il la donne ?
Parce qu'il détermine le régime social. Le président de SAS est assimilé salarié : ses dividendes échappent aux cotisations sociales. Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des indépendants : la part de dividendes dépassant 10 % du capital social, des primes d'émission et du solde moyen de son compte courant est réintégrée dans l'assiette de ses cotisations. Deux dirigeants aux revenus identiques n'ont donc pas le même arbitrage optimal.
À quoi sert une holding dans une stratégie de rémunération ?
Elle permet de faire remonter les dividendes de la société opérationnelle sous le régime mère-fille : seule une quote-part de frais et charges de 5 % reste imposable à l'impôt sur les sociétés, ce qui laisse la trésorerie disponible pour réinvestir. En revanche, dès que l'argent sort de la holding vers le dirigeant, la fiscalité personnelle s'applique : la holding sert à capitaliser, pas à se rémunérer moins cher.
Les avantages en nature valent-ils le détour ?
Ils sont utiles mais rarement décisifs. Véhicule, logement, frais professionnels sont soumis à des barèmes et à des règles d'évaluation précises, et ils sont socialement et fiscalement réintégrés selon des modalités qui évoluent régulièrement. Ils se pilotent avec l'expert-comptable, en marge de l'arbitrage principal entre salaire et dividendes.
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