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Du côté du coté - Octobre 2024 - Analyse des marchés financiers

Publié le 8 novembre 2024

Mise à jour le 3 avril 2026

Avatar de Nour Bendimered

Par Nour Bendimered, Investment Vice President - Financial Markets at iVESTA Family Office. Nour anime pour Sapians la capsule vidéo "Du côté du coté" dans laquelle il décrypte les marchés financiers tous les mois.

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Découvrez l'analyse des marchés financiers du mois d'octobre avec Nour Bendimered dans 'Du côté du coté'.

 

Des marchés actions en folie

Malgré une année marquée par de nombreux chocs politiques et géopolitiques, les marchés actions ont connu une progression quasi-continue.

A fin octobre, les actions internationales enregistrent une progression de 20%, tirée principalement par les Etats-Unis. En effet, le S&P 500, l’indice des principales capitalisations boursières américaines progresse de 24% et enregistre ainsi sa troisième meilleure performance boursière depuis 1995.

Ces performances s’expliquent principalement par une bonne tenue de l’économie américaine, qui ne cesse de surprendre par sa résilience. Le marché de l’emploi reste robuste, le consommateur continue de bénéficier de gains de pouvoir d’achat et la désinflation va permettre à la Fed de poursuivre son desserrement monétaire.

En revanche, la situation est toujours morose en Europe, où les deux poids lourds que sont l’Allemagne et la France affichent une croissance et des perspectives peu réjouissantes.

Du coté des matières premières, on notera le parcours exceptionnel de l’or qui vole de record en record.

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Au-delà de son caractère de valeur refuge, le métal jaune profite des achats massifs des banques centrales qui atteignent des records au premier semestre 2024. L’or surperforme ainsi les actions, avec une performance de 35% depuis le début de l’année.


Le pays vedette du mois : la Chine

Fin septembre, la Banque populaire de Chine a annoncé une série de mesures visant à stimuler le crédit et soutenir l’immobilier dans le but de raviver la confiance et relancer la consommation des ménages chinois.

Cette annonce a ensuite été complétée par un engagement ferme du Politburo* (*organe décisionnel central du Parti communiste chinois) à prendre des mesures budgétaires fortes. D’autres mesures devraient suivre, probablement après les élections américaines.

Le gouvernement chinois espère ainsi relancer sa croissance et atteindre sa cible de 5% pour 2024.

Les investisseurs ont très largement salué la nouvelle, l’indice CSI 300 a dans un premier temps progressé de 35% dans les jours qui ont suivi l’annonce, avant de subir quelques prises de bénéfices par la suite.

Les indices chinois sont ainsi en hausse de 18% YTD et surperforment le CAC 40 qui ne progresse que de 1%, pénalisé par le climat politique français.

 

Le terme à retenir : la concentration des indices

Depuis le début de l’année, la progression des indices provient essentiellement d’une poignée de valeur qui surperforment et deviennent de plus en plus grosses au sein des indices.

C’est ce que l’on appelle la concentration.

L’une des manières de mesurer la concentration est d’observer le poids d’un groupe de valeur au sein d’un indice, par exemple le top 10, et de suivre son évolution dans le temps.

Prenons par exemple le S&P 500 pour lequel le top 10 représente près de 36% de l’indice, un record historique.

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Si cette concentration atteint un niveau historique aujourd’hui, elle ne nous semble pas pour autant préoccupante.

En effet, cette concentration s’explique naturellement par la surperformance économique exceptionnelle de quelques valeurs à très forte croissance. Cette surperformance économique se traduit alors naturellement par une surperformance financière qui vient augmenter le poids de ces valeurs dans les indices.

Ce contexte de forte concentration offre un terrain de jeu particulièrement exigeant pour les gérants actifs.

Par ailleurs, même si l’alpha existe (c’est-à-dire la surperformance vs. les indices), il est historiquement difficile à capturer sur les classes d’actifs efficientes telles que les actions larges caps internationales.

Sur les classes d’actifs efficientes, face à un alpha rare, fugace et limité, nous sommes que convaincus que l’ETFs restent l’instrument à privilégier.


Quelles perspectives ?

Ces dernières semaines, les analystes ont ajusté leurs prévisions de croissance bénéficiaires pour le troisième trimestre, en Europe et aux Etats-Unis.

Si bien que nous abordons cette saison de publication avec des attentes modérée, ce qui laisse de la place à des surprises positives.

 

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En résumé

Réponse rapide : Du côté du coté - Octobre 2024 - Analyse des marchés financiers. Construire un portefeuille d’actions efficace suppose de raisonner allocation, niveau de risque et horizon de détention avant de multiplier les lignes ou les paris tactiques.

  • La diversification par taille de capitalisation, zone géographique et style de gestion structure le couple rendement-risque.
  • Le choix entre ETF et gestion active dépend du segment visé, de l’efficience du marché et du niveau de frais acceptable.
  • La discipline de rééquilibrage et la régularité d’investissement comptent souvent davantage que le timing parfait.

Chez Sapians, nous construisons des allocations de marché lisibles, robustes et adaptées aux objectifs patrimoniaux de long terme.

Questions fréquentes

Comment construire un portefeuille actions sans le surcomplexifier ?

En partant d’une allocation cible claire, d’un nombre limité de briques cohérentes et d’une discipline de rééquilibrage simple.

ETF ou gestion active : que choisir ?

Les ETF sont souvent adaptés aux marchés efficients et aux poches cœur de portefeuille. La gestion active peut se justifier sur des segments plus spécialisés ou moins efficients.

Pourquoi diversifier entre small, mid et large caps ?

Parce que ces segments n’offrent ni la même volatilité, ni la même liquidité, ni le même potentiel de croissance. Les combiner améliore la robustesse du portefeuille.

Faut-il attendre le bon moment pour investir ?

Chercher le point d’entrée parfait est souvent moins efficace qu’une stratégie régulière et disciplinée alignée avec votre horizon de placement.

L'approche Sapians

Une allocation de marché efficace doit rester compréhensible, disciplinée et adaptée à votre horizon.

  1. Auditer l’existant : identifier les concentrations, doublons, biais géographiques et niveaux de risque.
  2. Définir l’allocation cible : répartir entre cœur de portefeuille, poches satellites et horizons de placement.
  3. Choisir les bons véhicules : sélectionner ETF, fonds actifs ou mandats selon l’objectif poursuivi.
  4. Rééquilibrer avec méthode : ajuster dans le temps sans céder aux réactions émotionnelles.

Chaque recommandation est mise en perspective avec votre horizon, votre niveau de risque, votre besoin de liquidité et les autres briques déjà présentes dans votre patrimoine.

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