Guerre en Ukraine, Covid, droits de douane, conflit au Moyen-Orient : depuis plusieurs années, les crises s'enchaînent, et chacune touche différemment les classes d'actifs. Certaines s'effondrent, d'autres résistent, sans qu'on puisse jamais prévoir lesquelles à l'avance.
Diversifier ne suffit pas à protéger un portefeuille des crises. Il faut aller plus loin : c'est tout l'enjeu de la décorrélation, que décortiquent Étienne de Saint-Germain, family-officer chez Sapians, et Aurore Perrin dans ce nouvel épisode de Just Tips.
De quoi repérer les classes d'actifs qui protègent réellement un portefeuille, et celles qui n'en donnent que l'illusion.
Épisode enregistré fin mars 2026 : certains éléments de contexte ont pu évoluer depuis.
Étienne de Saint-Germain est family-officer chez Sapians. Fort de plus de 8 ans d'expérience en gestion de patrimoine, il accompagne au quotidien les investisseurs dans la construction de leur allocation patrimoniale, de la définition de leurs objectifs jusqu'au choix des classes d'actifs.
'Just Tips' est la série signée Sapians où un expert répond, en toute simplicité, aux grandes questions patrimoniales que se posent les investisseurs.
Cet épisode existe aussi en version podcast sur toutes les plateformes d'écoute !
Au programme :
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Quelle est la différence entre diversifier et décorréler un portefeuille ?
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Le private equity protège-t-il vraiment des crises boursières ?
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Pourquoi le LBO est-il corrélé à environ 80% aux marchés actions ?
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Quel rôle jouent les taux d'intérêt dans la corrélation entre classes d'actifs ?
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Que peut-on apprendre du modèle des grandes universités américaines (endowments) ?
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Faut-il chercher à prédire la prochaine crise pour protéger son patrimoine ?
En résumé :
La décorrélation ne se limite pas à multiplier les lignes
Posséder plusieurs classes d'actifs ne suffit pas si elles réagissent toutes de la même façon à un même choc. Le private equity LBO, par exemple, reste corrélé à environ 80% au MSCI World, du fait de l'effet de levier et de la sensibilité des entreprises sous-jacentes aux mêmes cycles économiques.
Certaines classes d'actifs protègent mieux qu'on ne le croit
Les infrastructures, l'immobilier ou le private equity secondaire affichent une corrélation nettement plus faible aux marchés actions, à condition de bien choisir le bon segment : le secondaire décorrèle par exemple mieux que le primaire.
La régularité prime sur la performance ponctuelle
Plutôt que de chercher à identifier la classe d'actifs gagnante de l'année, mieux vaut construire un socle de portefeuille qui limite la volatilité dans le temps, à l'image des modèles utilisés par les grands endowments universitaires américains. Envie de faire le point sur la construction de votre allocation patrimoniale ? Sapians vous accompagne dans cette démarche.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la décorrélation en matière d'allocation d'actifs ?
La décorrélation désigne le fait que deux classes d'actifs réagissent différemment, voire de façon opposée, à un même scénario économique ou géopolitique. Contrairement à la diversification, qui consiste simplement à multiplier les lignes d'un portefeuille, la décorrélation cherche à s'assurer que ces lignes ne chutent pas toutes en même temps lors d'une crise.
Le private equity est-il un bon outil de décorrélation face aux marchés actions ?
Cela dépend du type de private equity. Le LBO, qui représente l'essentiel du marché, reste corrélé à environ 80% au MSCI World du fait de l'effet de levier et de l'exposition aux mêmes secteurs économiques. Le private equity secondaire, qui investit dans un grand nombre d'entreprises sous-jacentes très diversifiées, affiche en revanche une corrélation nettement plus faible avec les marchés actions.
Pourquoi les variations de taux d'intérêt influencent-elles la corrélation entre classes d'actifs ?
Les taux d'intérêt impactent simultanément plusieurs classes d'actifs : le coût de la dette dans les opérations de LBO, la valorisation du marché obligataire, et indirectement l'immobilier. Une hausse ou une baisse des taux décidée par les banques centrales peut donc recréer de la corrélation entre des actifs qui semblaient jusque-là indépendants.
Comment un particulier peut-il appliquer le principe de décorrélation à son patrimoine ?
Il ne s'agit pas de multiplier les investissements au hasard, mais de comprendre comment chaque classe d'actifs réagit face aux différents scénarios de crise, puis de construire un socle patrimonial équilibré. Beaucoup de particuliers bénéficient déjà d'une décorrélation naturelle, entre leur résidence principale et leur contrat d'assurance-vie exposé aux marchés actions par exemple, qu'il est ensuite possible de renforcer avec d'autres classes d'actifs.
Attention : les performances passées ne préjugent pas des performances futures et investir comporte des risques de perte partielle ou totale en capital. Ce podcast est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Toute décision doit être adaptée à votre situation. Si vous souhaitez bénéficier de conseils personnalisés, veuillez créer votre compte ou prendre rendez-vous avec un conseiller Sapians.
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