Notre médecine est construite pour réparer. On consulte quand quelque chose ne va pas, on traite ce qui s'est déjà déclaré, et l'essentiel des moyens part dans le soin plutôt que dans l'anticipation. À titre individuel, nous faisons exactement pareil : nous attendons le symptôme.

Le problème, c'est qu'entre le moment où quelque chose commence et celui où il se manifeste, il s'écoule souvent des années. Des années pendant lesquelles il est encore possible d'agir, à condition d'avoir regardé. C'est le pari de Paul Dupuy. Entrepreneur venu de la publicité en ligne puis de la PropTech, il n'avait aucune formation médicale quand il a passé, en 2020, un check-up préventif chez un médecin qui pratiquait sa méthode de façon artisanale. Il en est ressorti avec ce qu'il appelle le mode d'emploi de son corps. Zoï est né de là, fin 2021.

Cinq ans et des milliers de dossiers plus tard, il a une vision nette de ce qui bloque, en particulier chez les dirigeants. Ce n'est presque jamais le manque d'information : c'est qu'une recommandation générale ne déclenche rien tant qu'elle n'est pas rapportée à soi. Cet épisode s'inscrit dans notre série Vie Perso du Dirigeant, consacrée à ce qui se passe à côté de l'entreprise, et qui finit toujours par la rattraper.

'Vie Perso du Dirigeant' est la série Just Focus signée Sapians qui explore les sujets personnels que les dirigeants abordent rarement, et qui pèsent pourtant sur leur entreprise. 

Cet épisode existe aussi en version podcast sur toutes les plateformes d'écoute !

 

Au programme :


  • Qu'est-ce qui sépare réellement le dépistage classique de la prévention personnalisée ?

  • Que découvre-t-on chez des personnes qui se croient en bonne santé ?

  • La santé du dirigeant est-elle encore taboue dans les réseaux d'entrepreneurs ?

  • Comment tenir une hygiène de vie exigeante sans basculer dans l'hyper-contrôle ?

  • Un système de santé public a-t-il intérêt à basculer vers un modèle préventif ?

En résumé :

Le dépistage regarde le présent. La prévention regarde la trajectoire

Les examens habituels cherchent une maladie. Paul Dupuy cherche une direction : où vous en êtes, et vers quoi vous allez. On n'attend pas que l'artère soit bouchée pour s'occuper du risque cardiovasculaire.

Nous ignorons beaucoup de choses sur nous-mêmes

Parmi les personnes chez qui une hypertension marquée est détectée, la moitié l'ignorait. Un essoufflement dans les escaliers. Des aphtes à répétition. Isolés, ces signaux ne disent rien. Croisés, ils dessinent une trajectoire.

Le bon sens ne sert à rien tant qu'il reste général

C'est la réponse de Paul Dupuy à ceux qui reprochent à Zoï d'énoncer des évidences. Si les évidences suffisaient, tout le monde les appliquerait déjà. Ce qui fait bouger quelqu'un, c'est de comprendre quelle boucle tourne chez lui, et pas chez son voisin.

Chez Sapians, nous accompagnons les dirigeants sur le volet patrimonial de la même équation.

Questions fréquentes

En quoi un check-up préventif diffère-t-il du bilan de santé proposé par l'Assurance maladie ?

La Sécurité sociale propose un bilan de prévention gratuit à plusieurs âges clés. Paul Dupuy en souligne l'utilité, tout en reconnaissant que son périmètre reste limité. Un check-up complet mobilise une prise de sang portant sur plusieurs dizaines à plus de cent biomarqueurs, de l'imagerie dont un scanner thoracique, et une synthèse médicale de l'ensemble. Deux niveaux de granularité différents, pas deux approches concurrentes.

Faut-il vraiment dormir sept à huit heures quand on dirige une entreprise ?

Une très petite minorité de la population est génétiquement capable de bien fonctionner avec peu de sommeil. Pour tous les autres, sept à huit heures restent nécessaires. Paul Dupuy a longtemps dormi trois à quatre heures par nuit en trouvant cela valorisant, avant de constater qu'il était surtout moins efficace : les nuits courtes dégradent la clarté d'esprit et la créativité.

Pourquoi un tel check-up coûte-t-il plusieurs milliers d'euros ?

Chaque catégorie de problème que l'on cherche à détecter coûte plus cher que la précédente. Paul Dupuy indique par ailleurs que Zoï a structurellement perdu de l'argent sur chaque check-up jusqu'en juin 2026, l'objectif étant de proposer le service au prix le plus bas possible. L'aménagement du centre, souvent critiqué, représente moins de 10 % du prix.

Peut-on faire financer ce type de démarche par son entreprise ?

Cela existe. Certaines sociétés prennent en charge des check-ups pour les personnes clés dont l'indisponibilité représenterait un risque pour l'activité, et des assureurs commencent à les inclure dans des polices internationales. Zoï ne sollicite en revanche aucun remboursement au titre des actes médicaux, par choix.

 

 

Attention : les performances passées ne préjugent pas des performances futures et investir comporte des risques de perte partielle ou totale en capital. Ce podcast est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Toute décision doit être adaptée à votre situation. Si vous souhaitez bénéficier de conseils personnalisés, veuillez créer votre compte ou prendre rendez-vous avec un conseiller Sapians.