Dans 'Du côté du coté' Nour Bendimered décrypte l'actualité des marchés financiers. La tendance de 2024, celle de l’exceptionnalisme américain, s’est complètement inversée en ce début d’année.
Cette vidéo a été enregistrée le 27 février 2025. Les données utilisées sont donc antérieures à cette date.
Ce sont en effet les marchés qui étaient à la traine, et notamment l’Europe et la Chine, qui ont surperformé grâce à un faisceau de nouvelles rassurantes.
En termes de performance :
Le S&P 500 affiche la moins bonne performance, avec 1.5%.Attention toutefois, cet équilibre reste très fragile :
Notre Star du mois est Friedrich Merz, tout juste élu chancelier en Allemagne. Il hérite d’une économie allemande qui sort d’une période de stagnation économique marquée, mais d’une situation budgétaire confortable.
Les attentes sont fortes autour de son programme, notamment sur le plan budgétaire et fiscal : certains espèrent une modernisation de l’industrie, un allègement du fameux frein à l’endettement et un soutien accru à l’investissement.
Son véritable pouvoir de réforme dépendra néanmoins de la coalition qu’il parviendra à constituer au Bundestag, où les négociations s’annoncent délicates.
Le PER, ou price earning ratio, est le rapport entre le cours de Bourse d’une entreprise et son bénéfice net par action. Concrètement, c’est un indicateur de valorisation qui indique combien les investisseurs sont prêts à “payer” par euro de bénéfice généré.
Un PER élevé signifie que l’action est jugée “chère”. À l’inverse, un PER faible suggère une décote.
Attention, ces niveaux sont à comparer avec ce qui est comparable. Il convient donc de mettre le PER d’une société en perspective avec celui de ses concurrents du même secteur.
Par exemple, Nvidia, qui traite avec un PER de 28x, peut paraître excessivement cher si on le compare à Stellantis, qui traite avec un PER de 5x. Mais cette cherté de Nvidia apparaîtra beaucoup moins évidente en comparaison avec Microsoft, dont le PER est de 27x.
Cet indicateur est crucial pour comprendre l’évolution du marché et les attentes des investisseurs. Plus les valorisations seront élevées, plus les marchés seront exigeants.
Pour reprendre notre propos sur l’Europe, ce renchérissement des valorisations impose une amélioration des fondamentaux, et donc une poursuite du redressement économique.
La rotation que nous observons depuis le début d’année reste favorable pour nos allocations diversifiées.
Néanmoins, nous restons convaincus que les grandes tendances de fond – telles que l’essor de l’intelligence artificielle ou la surperformance structurelle des grandes valeurs américaines – finiront par reprendre le dessus à moyen terme.
Cette conviction est notamment renforcée par les récent résultats de Nvidia, qui confirme un engouement toujours très fort pour ces puces de dernière génération.
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